Un soir de fête

C’est Noël et l’esprit est à la fête pour ceux qui ont obtenu leurs congés.
Pour les autres et donc pour moi, l’heure n’est pas vraiment à la rigolade: nous sommes de garde à la caserne des pompiers, à Paris.
Les soirs de fête sont toujours un peu spéciaux pour nous.
Je suis célibataire, alors j’ai laissé ma place aux pères de famille pour les vacances mais là je commence à le regretter.
Avec mes collègues, Stéphane et Laurent, on joue aux cartes en attendant une éventuelle intervention.
C’est la routine; des moments d’ennui profond suivis d’une poussée d’adrénaline quand on monte dans le camion.
Soudain, l’alarme retentit. On jette nos cartes et on se précipite dans les véhicules.
On part pour un feu, paraît-il. Le stress monte pour chacun d’entre nous.

Le feu, pour un pompier, c’est ce qu’on attend le plus impatiemment. Un peu comme un enfant qui veut monter pour la première fois sur un vélo.

Ca peut être dangereux mais on veut absolument le faire. Le camion est presque arrivé à destination. Il n’y a plus aucun bruit à l’arrière. On est concentrés; peut-être un peu nerveux aussi.

On arrive enfin. Il n’y a aucune fumée, aucune trace de feu. Ca sent la blague de petits jeunes à plein nez.
On décide de monter quand même car on se doit toujours d’être sûrs. Le capitaine frappe à la porte. Des sons étouffés nous parviennent.

« Tout va bien? demande notre capitaine. » Il n’obtient pas de réponse. Il repose la question et soudain la porte s’ouvre.

Une jeune femme blonde, en nuisette, une bouteille de champagne dans une main et une coupe dans l’autre nous accueille avec un immense sourire:

« Ca fait un moment qu’on vous attend, les gars! s’exclama-t-elle. »

Deux autres femmes apparurent dans la même tenue.
Les soirs de fête sont toujours un peu spéciaux pour les pompiers…

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