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Les joies de la caisse au McDo

La journée des cours se termine toujours assez tard le lundi. La faculté ne se résignera jamais à laisser les étudiants tranquilles le soir en nous harnachant à du travail chez soi. Dans un certain sens, la liberté que l’on acquiert à l’école est tout de même remplacée par les devoirs et les révisions autonomes. Et lorsqu’on se retrouve dans la galère étudiante, seule dans un appartement que l’on paie et occupe par ses propres frais, il est toujours difficile de trouver un travail qui corresponde à nos heures.
Pourtant le McDonald pourrait facilement correspondre aux horaires étudiants. Les contrats sont harmonieux avec le désir de pouvoir se reposer tranquillement à la maison. Cela fait 4 mois que j’y travaille et il y a autant davantage que d’inconvénient : on mange mais on mange gras, on travaille mais l’odeur de l’huile s’imprègne partout et il y a les clients sans convenance. C’était le cas ce soir et je dois dire que j’ai été contente de refermer la porte de mon casier et sortir de là en soufflant. Poliment comme avec tout client qui est considéré comme roi, j’ai demandé à ce dernier ce qu’il souhaitait. Il m’a regardé un moment, ouvrant la bouche comme un poisson hors de l’eau pour finalement m’avouer dans un accent très allemand qu’il ne parlait pas un mot français. Et n’ayant que de faibles bases en allemand, je préférais prendre l’anglais pour pouvoir communiquer avec lui. Manque de bol, il fit un signe négatif du doigt et de la tête qu’il ne parlait pas anglais non plus. Un soupire plus tard, voyant le monde qui se profilait dans la file d’attente, je lui souriais pour lui signifier de passer la commande et que je tenterais au mieux de le comprendre.
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La dame aux paroles incompréhensibles

Cela faisait  2 semaines que j’étais caissier à Mc Donald, (job étudiant par excellence). Un soir, je pris la commande d’une dame qui commandait pour tout sa tablée, c’est-à-dire une bonne quinzaine de personnes et aussi extraordinaire que cela puisse paraître, elle connaissait exactement le menu de tous ses invités. Les avait elle appris par cœur ? Où bien simplement ,une mémoire hors du commun ? Quoi qu’il en soit, je pris sa commande. Je remplis copieusement pas moins de 5 plateaux, les hamburgers empilés les uns sur les autres formait une vrai foreteresse de carton. Mais quelques minutes après l’avoir servie, elle revint vers moi en brandissant un des hamburgers telle Jeanne d’Arc partant à l’assaut. Alors que je m’en voulais déjà d’avoir mal pris sa commande et me culpabilisais en parjurant à tort et à travers contre moi-même dans un mélange d’arabe et d’anglais. C’était plus une pression auditive puisque je ne comprenais pas grand-chose à ce qu’elle me disait. Tous les regards s’étaient alors tournés vers elle et moi évidemment. Y avait-il quelque chose qui clochait dans son hamburger ? Je le prends, je l’ouvre, je regarde, rien de spécial. Pendant ce temps, son flot de paroles incompréhensibles continuait à se déverser. Je crus comprendre qu’elle m’avait commandé un hamburger sans steak, je m’exécutais (le stresse me fit oublier la bizarrerie de sa commande) et lui donnais avec toutes mes excuses.

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