client

Les joies de la caisse au McDo

La journée des cours se termine toujours assez tard le lundi. La faculté ne se résignera jamais à laisser les étudiants tranquilles le soir en nous harnachant à du travail chez soi. Dans un certain sens, la liberté que l’on acquiert à l’école est tout de même remplacée par les devoirs et les révisions autonomes. Et lorsqu’on se retrouve dans la galère étudiante, seule dans un appartement que l’on paie et occupe par ses propres frais, il est toujours difficile de trouver un travail qui corresponde à nos heures.
Pourtant le McDonald pourrait facilement correspondre aux horaires étudiants. Les contrats sont harmonieux avec le désir de pouvoir se reposer tranquillement à la maison. Cela fait 4 mois que j’y travaille et il y a autant davantage que d’inconvénient : on mange mais on mange gras, on travaille mais l’odeur de l’huile s’imprègne partout et il y a les clients sans convenance. C’était le cas ce soir et je dois dire que j’ai été contente de refermer la porte de mon casier et sortir de là en soufflant. Poliment comme avec tout client qui est considéré comme roi, j’ai demandé à ce dernier ce qu’il souhaitait. Il m’a regardé un moment, ouvrant la bouche comme un poisson hors de l’eau pour finalement m’avouer dans un accent très allemand qu’il ne parlait pas un mot français. Et n’ayant que de faibles bases en allemand, je préférais prendre l’anglais pour pouvoir communiquer avec lui. Manque de bol, il fit un signe négatif du doigt et de la tête qu’il ne parlait pas anglais non plus. Un soupire plus tard, voyant le monde qui se profilait dans la file d’attente, je lui souriais pour lui signifier de passer la commande et que je tenterais au mieux de le comprendre.
Continuer la lecture

Tatouage , marque indélébile !

Arrivée devant la porte de mon salon, il est encore tôt, le soleil pointe timidement entre les immeubles qui s’éclairent peu à peu, les magasins alentours s’animent de lumière et de vie au fur et à mesure des préparatifs en vue de l’accueil des premiers clients. Je ne les envie pas. Mon affiche est toujours là, placardé sur la porte de mon studio de tatouage, il faut dire que, ne faisant pas de publicité afin de pouvoir choisir ma clientèle, cette affiche est la seule preuve de l’existence de mon salon.
Ouf ! La porte se referme sur le vacarme des voitures. Je monte mon vieil escalier de pierre. Ouvre ma porte et ça y est. Je retrouve mon antre. Premier réflexe du matin, je me lave les mains une première fois, pour ne pas ramener trop de choses de l’extérieur. Ce n’est que le premier d’une longue série de lavages. Hygiène oblige.
Je me pose à mon bureau, le PC sort de sa léthargie nocturne. Vérification de mes mails, écoute du répondeur, rapide coup d’œil à mon calepin, ca va, mon premier rendez vous n’est que dans 30 minutes.

Continuer la lecture

Partenaires