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Aléas au mcdo

La journée des cours se termine toujours assez tard le lundi. La faculté ne se résignera jamais à laisser les étudiants tranquilles le soir en nous harnachant à du travail chez soi.
Dans un certain sens, la liberté que l’on acquiert à l’école est tout de même remplacée par les devoirs et les révisions autonomes. Et lorsqu’on se retrouve dans la galère étudiante, seule dans un appartement que l’on paie et occupe par ses propres frais, il est toujours difficile de trouver un travail qui corresponde à nos heures.
Pourtant le McDo pourrait facilement correspondre aux horaires étudiants.
Les contrats sont harmonieux avec le désir de pouvoir se reposer tranquillement à la maison.
Cela fait 4 mois que j’y travaille et il y a autant davantage que d’inconvénient : on mange mais on mange gras, on travaille mais l’odeur de l’huile s’imprègne partout et il y a les clients sans convenance.
C’était le cas ce soir et je dois dire que j’ai été contente de refermer la porte de mon casier et sortir de là en soufflant.
Poliment comme avec tout client qui est considéré comme roi, j’ai demandé à ce dernier ce qu’il souhaitait.
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J’ai fait le bonheur de mes parents

J’avoue ne pas être fier du métier que j’exerce et pour lequel on me paye. Tout d’abord, je trouve être trop peu payé. De plus, je suis toute la journée dans les déchets des gens. En plus de l’odeur, la vue de choses peu ragoutantes. Je tiens à dire que je n’ai jamais souhaité faire ce métier là. Cela n’a jamais été mon but dans la vie, encore moins une vocation.
Mais, étant l’aîné d’une famille de 9 enfants, à notre arrivée en France, j’ai dû travaillé pour faire vivre ma famille. Je n’avais que 17 ans. Mes parents ne parlant pas français, je me suis trouvé dans l’obligation de trouver au plus vite un emploi. Je parlais français et assez bien je dois dire.
J’ai donc pris le premier travail qui s’est présenté à moi et pour lequel on était d’accord pour m’embaucher. Ma situation, ainsi que celle de mes parents en France était loin de l’eldorado auquel on avait tous rêvé en quittant la Sicile en 1973.
Mais un jour, en ramassant les poubelles dans une rue de Suresnes, j’aperçois un billet de 100 francs au fond d’un sac, au beau milieu de feuilles de salades, de papiers froissés….

J’ai donc fouillé et vidé le sac.

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