Service public :

Ripeur

Le chat de la réconciliation

C’est fou ce qu’on peut ramasser dans les poubelles de Paris ! Depuis 5 ans, je suis employé sanitaire de cette ville, autremnt dit, je suis éboueur.
Je sais que ça peut être difficile à comprendre mais je n’exerce pas ce métier par dépit. Voir le soleil se lever sur la capitale encore endormie est la plus belle des récompenses.
Le plus difficile dans ma profession, c’est les rapports avec les gens. Souvent, ils nous accordent autant d’attention qu’à leur tas d’ordures. Je travaille donc généralement dans l’indifférence la plus totale, quand je ne suscite pas le mépris ! Certains pensent que j’ai autant de valeur que les ordures que je ramasse.
Cela me rappelle le comportement d’une vieille dame. Un jour, alors que je faisais ma tournée sur le coup de six heures du matin, elle est venue me trouver sur le pas de son immeuble, l’air inquiet. Comme je voyais qu’elle hésitait à me parler, je l’encourageais. Elle m’a expliqué que son chat avait disparu depuis plus de deux jours et qu’elle avait peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. C’était la première fois qu’elle osait me parler. Je me suis dit qu’elle devait vraiment tenir à cet animal pour franchir le pas.

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J’ai fait le bonheur de mes parents

J’avoue ne pas être fier du métier que j’exerce et pour lequel on me paye. Tout d’abord, je trouve être trop peu payé. De plus, je suis toute la journée dans les déchets des gens. En plus de l’odeur, la vue de choses peu ragoutantes. Je tiens à dire que je n’ai jamais souhaité faire ce métier là. Cela n’a jamais été mon but dans la vie, encore moins une vocation.
Mais, étant l’aîné d’une famille de 9 enfants, à notre arrivée en France, j’ai dû travaillé pour faire vivre ma famille. Je n’avais que 17 ans. Mes parents ne parlant pas français, je me suis trouvé dans l’obligation de trouver au plus vite un emploi. Je parlais français et assez bien je dois dire.
J’ai donc pris le premier travail qui s’est présenté à moi et pour lequel on était d’accord pour m’embaucher. Ma situation, ainsi que celle de mes parents en France était loin de l’eldorado auquel on avait tous rêvé en quittant la Sicile en 1973.
Mais un jour, en ramassant les poubelles dans une rue de Suresnes, j’aperçois un billet de 100 francs au fond d’un sac, au beau milieu de feuilles de salades, de papiers froissés….

J’ai donc fouillé et vidé le sac.

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