Service public :

Ripeur

Le poids des lettres

Voilà. J’y suis. Mes grands débuts. Après deux jours en « doublure », accompagné d’un préposé chevronné en tournée, me voilà plongé dans le grand bain. 7H du matin. Un lundi de juillet. Sur le pied de guerre. J’arrive au bureau de poste, stressé mais réveillé. Une odeur de cigarette sans filtre embaume la pièce basse de plafond. Un bonjour discret à mes nouveaux collègues et je prends mon poste. Le camion transportant le courrier arrive. Chacun effectue le tri général, afin de répartir le flot de lettres à chaque tournée. Je récupère la charge de courrier qui me revient au bout d’une demi-heure.

Une montagne se forme vite sur ma table de tri à mesure que les lettres s’amoncellent. J’essaie tant bien que mal de classer toutes ces adresses qui jalonnent ma tournée. Effectuant la distribution à bicyclette, j’ai peine à croire que mon fier destrier pourra supporter une telle masse.

8h30. La montagne est devenue colline, mais ma concentration faiblit. Au bout d’une heure de tri, je mélange à peu près tous les noms de rue et serais bien en peine de me rappeler où j’habite…

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La mal-aimée du village

Je vais vous raconter le jour où une situation banal de mon travail à changer ma vie et ma façon de penser.
J’étais facteur dans un village de 7 000 habitants. C’était un matin du mois d’avril. Les fleurs bourgeonnaient, le soleil se levait. Tout paraissait normal comme une journée de printemps.
Je pris ma voiture de fonction et j’ai commencé à distribuer le courrier. J’arrivai chez Madame Polski, une charmante dame, qui a comme seul compagnons son chien Oscar. Elle habitait dans une belle maison dans les hauteurs du village. J’avais un recommandé à livrer pour cette dame. Je sonnai à l’interphone, je me suis présenté et lui annonçai pourquoi j’étais là. La trentenaire m’ouvrit et me dit d’aller devant sa porte. Je traversai la belle allée de fleur, le thym commençait à sentir, tout contribuait à la bonne humeur. Mme Polski ouvrit sa porte. Son chien, un Golden Retriever, vint me sentir.
Le chien me renifla mes parties génitales et la dame regarda son chien et lui dit « Et tu veux que je t’aide oscar, vas t-en ! ». Je lui rétorquai alors avec humour « Oh oui je voudrais bien chère Madame. »

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