Sécurité (publique) :


le chat rescapé des flammes

Je n’avais jamais pensé que mon entrée dans la caserne des pompiers me donneraient l’opportunité de pouvoir exercer mon métier aussi rapidement dès la première soirée. Je pensais qu’en tant que nouveau parmi le corps des pompiers ne me donnerait que le statut équivalent pour nettoyer le camion et d’autres tâches que l’on donne en premier lieu. Pourtant l’alarme a sonné et le chef a demandé ma présence à ses cotés pour affronter les flammes dans un quartier résidentiel de la banlieue ouest. A peine ai-je eu le temps d’emporter mes affaires avec moi que le camion démarrait en trombe dans la nuit, profilant son éclaireur dans les nuits sombres de New York. Une si belle ville pendant la nuit où personne ne doutait de l’incendie qui ravageait une des résidences. La radio diffusait les dernières nouvelles pour mieux communiquer avec les ambulances et dégager la route un maximum pour permettre le passage du van. Ce n’était pas la première fois que je montais dans ce camion rouge étant donné les divers formations qu’on a pu passé avant d’avoir officiellement le titre de sapeur pompier. Je me souviens encore de la première fois que j’en ai aperçu un dans la rue lorsque j’étais plus jeune et maintenant, je me dis souvent que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir pu faire le métier que je voulais depuis toujours.
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La mer n’arrête pas le feu

Quinze ans de métier,quinze ans de routine,mais une routine bien diffèrente de celle de Paris: ici le gris du bitume se répercute au creux des vagues les jours d’orages,ces jours où il y a parfois tant à faire…

Je suis pompier,un métier devenu une passion,mais si ce ne fut pas une vocation.Mon rêve? La mer, depuis toujours.

Issu d’une modeste famille des Ardennes,j’ai quitté ces terres pour l’ivresse de la houle il y à maintenant dix-huit ans. Après trois ans passé à écumer les bars de Toulon en qualité de barman,de serveur, et de maintes autres choses, la chance m’a souri: je me suis inscrit dans le corps des pompiers. Une formation hardue, des heures d’exercices et je passai pompiers professionel, spécialisé dans l’intervention en mer.

Un bateau qui s’enflamme, j’accours: je suis l’extincteur de notre république.

Aujourd’hui, le temps a passé, je vis des jours quasiement paisibles, autant qu’ils peuvent l’être dans ce métier. Et des souvenirs me viennent…

15 juin 1988: deux ans de métier seulement, je débute et pourtant j’ai vu mon lot de drames. Une certaine habitude, un certain recul s’installe par rapport à la rare tension liée à cette profession.
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