Prix de vente pour le lot indissociable

Personne n’a voulu me croire au bureau. La prochaine fois, j’emmène mon stagiaire avec moi, ça fera un témoin.
L’autre jour, je vais visiter l’appartement qu’une cliente veut mettre en vente. C’était celui de sa mère, décédée il y a quelque temps.
Je vais au rendez-vous, où elle m’attend avec un homme plus âgé qu’elle me présente comme son beau-père (le veuf). Je visite: appartement en centre-ville superbe, spacieux, lumineux, bien agencé,
enfin, le genre d’appartements qui se vendent comme des petits pains, même avec un prix exagérément élevé.
Enfin, du tout cuit quoi, je m’imagine déjà tout ce que je vais pouvoir acheter avec ma commission, une nouvelle voiture peut-être…
Seulement voilà: elle en demande un prix… incroyablement, inimaginablement, invraisemblablement bas.
Je cherche le défaut caché, mais pourtant, il n’y a a priori aucun problème: pas d’amiante, pas de voisins agaçants, pas de travaux en bas de la rue,…
Lorsque je me risque enfin à lui demander pourquoi elle n’en demande pas plus, je n’ose pas croire sa réponse:
elle me dit, le plus simplement du monde, que l’appartement est fourni avec…son beau-père!
En effet, ce vieil homme n’a jamais été d’accord avec sa belle-fille au sujet de la vente de cet appartement, et, de guerre lasse, la jeune femme a décidé de le « vendre » en même temps!
Un joli lot!
J’espère qu’elle trouvera un client prêt à faire d’une pierre deux coups… Une femme âgée solitaire peut-être?

Une réponse à Prix de vente pour le lot indissociable

  • Ça s’appelle un viager. Encore une histoire fausse (comment un type qui travaille dans l’immobilier peut ignorer ce qu’est un viager ????). Un viager peut être libre ou occupé. Il peut donner lieu à un « bouquet » ou versement initial, puis à des « loyers » versés à l’occupant jusqu’à la mort de celui-ci, ou son départ en maison de retraite. La nuance, ici, est juste que le propriétaire n’est pas l’occupant. Je rappelle qu’en cas de cohabitation genre mariage, concubinage, …, le membre survivant a droit à l’usufruit du bien occupé (ou à la reprise de bail si c’est un loyer). Le beau-père, légalement et humainement, ne peut donc être mis à la rue, d’où ce « viager » (à formaliser devant notaire si des conditions sont atypiques). Ça aussi, il est inconcevable qu’un agent immobilier l’ignore (et ses collègues aussi).
    Ce peut être aussi, plus simplement, la vente d’un logement « occupé », dont le -futur- locataire ne peut être viré, y compris à cause de son âge (+ de 70 ans, je crois ?). Un logement « occupé » subit toujours une décote, et a fortiori si l’occupant -indéboulonnable- ne paie pas de loyer !

    Bien entendu : aucun mot sur un éventuel contrat d’agence, etc. ? Tout est oral ? Il faut un stagiaire comme témoin ?
    Encore l’apologie du travail au noir, alors !!!

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