Mode et beauté :

Le doute et la douceur

Samedi 10h30.
Matin gris, mais carnet de rendez-vous rempli de noms.
On ne va chômer.
J’ouvre le bal avec une nouvelle cliente, Madame B. pour une épilation jambes entières.
Installation dans la salle « douceur» et mise en marche de l’appareil à chauffer la cire.
Mme B. s’allonge, et me regarde désespérément : je reconnais l’œil de celle qui a besoin de parler, qui n’attends qu’une occasion pour le faire et ne plus s’arrêter.
Il faut que je pose une question pour briser la glace.
De nature assez débonnaire – et aussi parce que je sais que cela m’évitera de faire la conversation pour la suite- je demande de bon cœur :
- « Tout va bien ? »
Et c’était parti. Oui, ça allait, enfin… pas vraiment au fond, mais n’est-on pas censé répondre que ça va ? Remarque, l’esthéticienne lui épilait les jambes,

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Tatouage , marque indélébile !

Arrivée devant la porte de mon salon, il est encore tôt, le soleil pointe timidement entre les immeubles qui s’éclairent peu à peu, les magasins alentours s’animent de lumière et de vie au fur et à mesure des préparatifs en vue de l’accueil des premiers clients. Je ne les envie pas. Mon affiche est toujours là, placardé sur la porte de mon studio de tatouage, il faut dire que, ne faisant pas de publicité afin de pouvoir choisir ma clientèle, cette affiche est la seule preuve de l’existence de mon salon.
Ouf ! La porte se referme sur le vacarme des voitures. Je monte mon vieil escalier de pierre. Ouvre ma porte et ça y est. Je retrouve mon antre. Premier réflexe du matin, je me lave les mains une première fois, pour ne pas ramener trop de choses de l’extérieur. Ce n’est que le premier d’une longue série de lavages. Hygiène oblige.
Je me pose à mon bureau, le PC sort de sa léthargie nocturne. Vérification de mes mails, écoute du répondeur, rapide coup d’œil à mon calepin, ca va, mon premier rendez vous n’est que dans 30 minutes.

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