Mésaventure à la caisse

Cela fait un an que j’assure des remplacements comme caissier dans une petite supérette.
En fonction des besoins, je dois aussi mettre les produits en rayon et faire un peu de ménage ! Employé multi-fonctions », en résumé ! Pendant les fêtes de Noël, l’activité redouble.
C’est un peu la folie dans le magasin qui ne désemplit pas de la journée.
En caisse, pas le temps de souffler ! Les gens sont énervés car ils sont fatigués d’attendre.
Du pur bonheur, ces fêtes ! C’est justement pendant cette période qu’il m’est arrivé une mésaventure.
C’était le 26 décembre. Après l’effervescence des jours précédents, on est un peu plus au calme en ce lendemain de Noël.
Avec ma collègue de travail, on observe les clients du bureau (protégé par une vitre sans teint).
A une heure de la fermeture, arrive une jeune femme visiblement pressée.
Elle fait deux, trois courses et se présente à la caisse.
Elle se montre agacée de ne voir personne dans le magasin.
Je sors donc du bureau et me dirige vers la caisse.

Je dis « bonjour » à la cliente mais elle ne me répond pas.
Je bippe les produits.

Au moment de payer, elle jette un billet de 20 euros sur ma caisse.
Je ne dis rien, je garde mon calme et lui rend sa monnaie sans lui souhaiter une bonne soirée (il ne manquait plus que ça !).
La cliente sort du magasin en me lançant un regard noir.
Pour moi, « l’incident » était clos, je n’en parle même pas à mes collègues de travail.
Mais, deux jours plus tard, lorsque je reviens au magasin pour travailler, mon supérieur me prend à part et me raconte qu’une femme a appelé pour se plaindre qu’elle avait été mal servie ! Sur le coup, je n’en croyais pas mes oreilles.
J’explique la situation à mon chef qui me rassure tout de suite et m’apporte son soutien.
Cet « incident » n’a pas affecté mes relations avec mon employeur, car il me connaît et sait très bien que je suis serviable et accueillant avec les clients.
J’ai eu de la chance dans cette histoire.
Si j’étais tombé sur un employeur peu compréhensif, peut-être aurait-il utilisé cet élément contre moi.
Je reste quand même persuadé que si le client est roi, il n’a pas tous les droits ! « Bonjour, merci, au revoir », c’est un minimum, on n’est pas des robots

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