Ma femme se tape le voisin

Vendredi 18 Décembre 2009 à 16h

A peine rentré d’un sauvetage, la sirène retentit. Et me voici avec les collègues en train de courir en direction du camion.
Je ne sais même pas pourquoi, ni où je cours. J’interroge les collègues autour et visiblement, ils n’en savent pas plus que moi, mis à part le fait que la femme à secourir est en mauvaise posture. Il semblerait qu’elle soit restée coincée avec son compagnon en pleine acte d’amour et semble très pressée et agacée.

Dans le camion les collègues et moi-même, sommes tous hilares, au vue du caractère de l’urgent sauvetage que nous allons réaliser. J’apprends par Jean Louis, un collègue, que la personne habiterait boulevard Hausmann. Mais difficile d’en savoir plus car comme souvent en cas d’urgence, nous nous pressons, nous courons au secours des gens, sans avoir l’adresse exacte de la personne, ni même son nom. Par la suite, sur le chemin notre QG me transmet généralement les renseignements nécessaires, à la bonne marche de l’opération.

Mais, cette fois ci, c’est Jean Louis qui est au téléphone avec la personne. En effet, d’après ce que Jean Louis me rapporte, la personne semble très agacée, car apparemment, le mari de la jeune femme ne va pas tarder à rentrer et cette femme ne souhaite pas être prise en flagrant délit d’adultère avec son ou un de ses amants.
Plus la personne est agacée, plus mes collègues et moi même sommes hilares. Il est vrai que nous sommes souvent amenés à réaliser ce genre de sauvetage, contrairement à ce que les gens pourraient penser.
Nous voici à l’angle du Boulevard Hausmann. Les collègues se préparent à intervenir. Pendant que moi je contemple, ce quartier que je connais très bien puisque j’y vis. Je suis pris par l’envie de rire avec mes camarades et l’envie de rentrer chez moi.
En effet, il est dure pour un pompier d’opérer un sauvetage dans son quartier, un vendredi soir, à seulement une heure de la fin de son service.
David ,qui conduit, s’arrête devant le 18 du boulevard Hausmann, car la personne à secourir y habiterait. Pour moi cela devient encore plus dure et l’envie de rentrer se fait de plus en plus grande, puisque j’habite cette allée.
Mais l’envie de savoir laquelle de mes voisines s’est fait prendre dans cette mauvaise posture est trop forte et me permet de tenir. Cela me rend encore plus hilare et presque une envie perverse de savoir qui est cette femme, commence à se faire sentir en moi.
Je suis presque prêt à parier qu’il s’agit de Madame MILONX, ma voisine de palier. J’ai toujours su qu’elle était de mœurs légères. D’ailleurs, je vois régulièrement défiler dans le couloir, un nombre impressionnant d’homme allant chez elle.

Jean Louis me dit que la personne habite au 3ieme étage. Ca y est j’en suis sur, c’est Madame MILONX. Je demande aux collègues de passer en premier. Je suis tout hilare, à l’idée de surprendre Madame MILONX dans cette posture. Elle ne s’attend pas à me voir. En plus, elle ne manque pas une occasion de me rabaisser dans la résidence.
Je ne peux cesser de penser à ce soir quand je vais raconter tout cela à ma femme. Elle non plus ne peux la supporter.
Mais ma femme a surtout en horreur sa mauvaise humeur et ses mœurs légères. Edouard me confirme que nous devons nous diriger vers le domicile de Madame MILONX. Je jubile, c’est elle. Mes collègues connaissent mes rapports houleux avec elle. Ils sont contents pour moi, que je puisse me venger. Ils me laissent passer en premier et sont explosés de rire.
Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour Mr MILONX, ce pauvre cocu. J’ai de la peine pour lui quand même. Lui qui est toujours aussi gentil avec moi, et puis toujours poli et de nature arrangeante.
Tanpis, le devoir m’appelle. Je tape à sa porte.
On m’ouvre. Que vois-je ?
Ma femme avec Mr MILONX !!!!! Ma femme toute gênée me dit : « Ah, tiens !!!!! Tu rentres tôt ce soir !!!! ».

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