L’histoire d’un cheval courageux

Ce jour là, la directrice du centre équestre était parti en rendez-vous pour aller acheter un cheval à 150 kilomètres du centre. Je devais comme tous les jours m’occuper des chevaux.
Lorsque je suis arrivée, j’ai remarqué que Lancelot, un cheval de propriétaire, était couché. Je suis allée le voir de plus prés, il ne voulait pas se relever.
Nous étions en pleine période de colique donc je me mis à l’observer pour voir s’il en avait bien les symptômes. Je vis qu’il regardait son ventre, je lui mis un licol pour le pousser à se relever.
Après dix minutes, il se leva enfin. Tout en le faisant marcher, j’appelais la directrice qui me conseilla de continuer ainsi et d’appeler le vétérinaire.
Chose faite, le vétérinaire me demanda d’amener Lancelot à la clinique.
Je le mis dans le van et le conduisit jusque là-haut. Après une heure de route sur la neige, j’arrivais enfin à la clinique. Le vétérinaire pris Lancelot en urgence. Il constata qu’il faisait bien une colique, seulement le cas était plus grave. Lancelot avait une déformation de l’intestin. Le vétérinaire m’expliqua qu’il ne pouvait pas l’opérer et qu’il devait le piquer.
 De là, mon cœur s’accéléra, je n’étais que la palefrenière, je ne pouvais pas prendre une telle décision.
J’appelais la directrice, qui m’informa que la propriétaire de Lancelot, Virginie, ne devait pas tarder à arriver. Dix minutes plus tard, Virginie arriva. Après explications de la situation, elle décida de ne pas piquer son cheval. Le vétérinaire lui expliqua donc qu’en Belgique il existait une clinique qui pouvait faire ce genre d’opération.
Virginie me demanda, en larmes et en me suppliant, de bien vouloir l’y emmener. Un cheval était sur le point de mourir, une propriétaire en larmes, une neige abondante et deux heures de route pour atteindre la clinique en Belgique… Mon choix était fait, je devais l’emmener et tout de suite. La peur était là mais la vie d’un être vivant était en jeu.
Le vétérinaire mit une perfusion à Lancelot et lui administra une piqûre pour le cœur pour tenir jusque la clinique. Il me donna trois seringues au cas où Lancelot ne tiendrait plus debout.
L’opération coûtait 5 000 euros et Virginie n’avait pas l’argent donc pendant le transport, elle appela sa banque pour un prêt. Après longue explication de la situation, la banque accepta à la condition qu’une personne de la famille se déplace pour signer la demande. Toute la famille proche de Virginie travaillait. Notre espoir était perdu… Sans argent, pas d’opération! Par chance! Son frère était en arrêt maladie. Il se déplaça rapidement et trente minutes plus tard, la banque appela Virginie pour lui confirmer le prêt et que l’argent sera verser dans trois heures sur son compte. Après deux heures de route et un transport pas si facile entre Virginie en larmes, la peur que Lancelot s’écroule dans le van et la neige qui rendait la route glissante, on arriva enfin à la clinique de Belgique.
Les vétérinaires prirent Lancelot rapidement. Pendant trois heures, personne n’a su nous dire si l’opération se passait bien ou pas. Trop d’attente, de doutes et de questions, je m‘écroulais en larmes. C’était trop dure de penser que j’aurais fait tout ça pour rien.
Enfin, une infirmière arriva tête baissée. Je ressentais la peur monter en moi, jusqu’au moment où elle nous annonça que l’opération s’était bien passée et que Lancelot était en vie. Virginie et moi nous mîmes à pleurer de soulagement et de joie.
Les vétérinaires ont retiré la déformation de son intestin et lui on fait un pontage entre les deux intestins. Lancelot avait combattu contre la maladie et s’en était bien sorti. Il a été brave et courageux.
J’avais bel et bien sauver Lancelot! J’étais heureuse et de voir Virginie retrouver le sourire me donnait encore plus de joie. C’est un cheval que je n’oublierais jamais ainsi que cette histoire.

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