Fauché par une voiture

Je m’appelle Marc Dupont et je suis capitaine de la brigade des pompiers de ma ville. Des accidents de la route, c’est un peu notre lot quotidien, mais c’est toujours différent quand cela atteint l’un de nous.

Le mardi 10 novembre en début d’après midi je reçois l’appel d’une femme, professeur au lycée Marie De Champagne. Elle nous appelle en urgence, car un jeune d’environ dix-huit ans vient de se faire percuter par une voiture. Le jeune aurait fait un vol plané de cinq mètres et aurait atterrit sur la tête. Elle nous précise qu’il est inconscient, et qu’il respire de façon très irrégulière.

Je prends avec moi cinq hommes, et je pars immédiatement sur le lieu de l’accident. Je connais très bien cette zone. La circulation y est très dangereuse, c’est une sortie de lycée qui ne compte pas moins de 1950 élèves,

et la porte principale se trouve au bout d’une rue en ligne droite. Il y a un mois, une professeur a été renversée par un motard, elle a eu quatre côtes cassées, un bras complètement broyé.

 

On arrive donc quelques minutes plus tard sur les lieux de l’accident, et on constate immédiatement l’ampleur de la catastrophe, la voiture était complètement pliée, mais ce n’était rien comparé à la moto. Elle ne ressemblait plus qu’à un tas de ferrailles. Soudain, un de mes collègues se mis à hurler et se précipita vers la victime : il s’agissait de son fils, âgé de dix-sept ans. La conductrice de la voiture, indemne mais choquée, nous raconta ce qui s’était passé. Le gamin avait prit la rue en sens interdit, et avait voulu tourner pendant que la voiture, venant de sa droite, s’engageait dans la même rue que lui. Il allait si vite que la conductrice n’a rien vu venir, et n’a même pas eu le temps de réagir.

L’enfant, sérieusement amoché, mourut dans le camion, avant même qu’on est pu faire quoi que ce soit. Le père ne s’en remis pas, il lui avait acheté sa moto le mois dernier. Il n’était pas franchement d’accord pour qu’il en est une, mais c’était son unique enfant, et il avait la fâcheuse tendance à céder à tous ses caprices. Sa femme lui en voulut énormément à tel point qu’elle demanda le divorce un an plus tard.

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