Émotions chez le vétérinaire

Comme d’habitude ma journée devait commencer par des castrations et stérilisations des chiens et chats de la ville.
Tout se passait à merveille quand j’aperçus ma voisine arriver, pleine de sang, dans la clinique.
Totalement déboussolée elle criait mon nom partout quand, enfin, elle me vit.
« Enfin, je te trouve! Ta chienne, Jipsie, elle est dans ma voiture! Il y a eu un accident de voiture dans la rue! Ça s’est passé tellement vite, je suis désolé!! »
Paniquée, je lui demande si elle est vivante et ,là, elle m’annonce que oui mais elle ne sait pas pour combien de temps.
Je préviens le chef vétérinaire et je cours dans la voiture chercher Jipsie.
Elle était bel et bien vivante mais son tibia ressortait de sa patte avant gauche, son poitrail était fortement ouvert et son arrière train était bien amoché.
J’arrive dans la salle d’opération où le chef vétérinaire m’y attendait déjà.

Quand il vu l’état de ma chienne et après une courte auscultation, il m’annonça qu’il était préférable de la piquer.

 

Sa patte avant guérirait avec difficulté, son arrière train ne pourrait plus fonctionner normalement et un os de son poitrail avait commencé a perforé un de ses poumons. Les larmes au bord des yeux et une boule au ventre je pris ma décision, je devais piquer ma chienne, je devais piquer mon amie. J’étais en train de préparer la seringue quand le chef vétérinaire me dit qu’elle était pleine!! Comment je n’avais pas vu que ma chienne avait des bébés dans le ventre? J’étais tellement sur bouqué ses derniers temps que je n’avais même pas pris le temps d’observer ma chienne. Le chef m’annonça qu’elle contractait une maladie bénigne qui faisait que sa grossesse n’avait pas pu se développer aussi bien que chez une autre chienne. Les chiots devaient naître dans quelques jours. On devait lui faire une césarienne très rapidement si on ne voulait pas perdre Jipsie et les chiots. Jipsie souffrait énormément malgré les calmants que je lui avait administré, il fallait absolument se dépêcher. Au final, six chiots, six beaux chiots mais seulement un survécu. On pu la piquer et j’ai pu rester à ses côtés jusqu’à temps qu’elle parte pour lui dire au revoir. Maintenant je sais, au fond de moi, que si elle s’est battu contre la souffrance et la mort s’était pour me laisser un bout d’elle: une de ses progénitures.
J’ai peut être passée une dure journée mais je suis heureuse et fière de ma Jipsie et surtout contente d’avoir Jopsie, son fils, à mes côtés.

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